Rousseau, Discours sur l’origine […], 1755

CHF2,800.00

DISCOURS sur l’origine et les fondemens de l’inegalité parmi les hommes. Par Jean Jaques Rousseau Citoyen de Genève.
À Amsterdam : Chez Marc Michel Rey, 1755.
In-8 : 20 x 12,5 cm, 1 front., LXX pp., 1 f. d’avertissement, 262 pp., 1 f. d’errata et avis au relieur.
Édition originale en premier tirage avec les trois cartons insérés.
Reliure de l’époque en demi-basane à petits coins.

UGS : 7459 Catégorie :

Description

ROUSSEAU, Jean-Jacques

DISCOURS sur l’origine et les fondemens de l’inegalité parmi les hommes. Par Jean Jaques Rousseau Citoyen de Genève.

À Amsterdam : Chez Marc Michel Rey, 1755.

In-8 : 20 x 12,5 cm, 1 front., LXX pp., 1 f. d’avertissement, 262 pp., 1 f. d’errata et avis au relieur.

Édition originale en premier tirage avec les trois cartons insérés (LXVII-LXVIII, 111-112 et 139-140), la faute au prénom de Rousseau (« Jaques ») au titre et à la dédicace et, à la page 11, le mot « conformé » retouché à la plume par M. M. Rey, qui a ajouté un accent aigu sur la dernière lettre.

Avec un frontispice gravé par Dominique Sornique, d’après Charles Dominique Joseph Eisen, une vignette de titre allégorique représentant la Liberté gravée par S. Fokke et une vignette d’en-tête avec les armes de la république de Genève, d’après Soubeyran. (Tchemerzine, X, p. 32 / Sénelier, p. 285 / Dufour-Plan, pp. 55-56).

Reliure de l’époque en demi-basane à petits coins. Dos à nerfs avec pièce de titre de maroquin rouge et caissons ornés aux petits fers. Mors et gouttières fragilisés. Papier propre.

Bon exemplaire de cette rareté.

« Dans le Discours sur l’origine de l’inégalité, Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) présente pour la première fois sa vision complète de l’homme et du monde. Ce livre, qui raconte l’émergence de l’humanité, apporte une contribution décisive à l’esprit des Lumières. Au point de départ, un « état de nature » : les êtres humains n’ont pas conscience les uns des autres et ne connaissent pas le bien et le mal. Mais ils se distinguent des animaux par leur liberté : « La Nature commande à tout animal et la Bête obéit. L’homme éprouve la même impression, mais il se reconnaît libre d’acquiescer ou de résister. » Vient alors le grand pas, l’entrée dans l’état de société : « Chacun commença à regarder les autres et à vouloir être regardé soi-même. » De là découlent, inextricablement liées, les plus grandes qualités et les plus grandes tares de l’humanité, ses progrès et sa dépravation : le besoin de paraître, le plaisir de dominer, « le noir penchant à se nuire mutuellement ». Toute l’œuvre postérieure de Rousseau sera une tentative pour trouver un remède à notre état déplorable, tel qu’il l’a décrit dans le Discours. » (Notice BNF).