Description
POIANA, Giovanni Battista
De iobileo et indulgentiis libri tres, recolecti ex repetitione d. Io. Bap. Pauliani in C. cum ex eo extra de poenit. et remiss
Rome: Valerium & Aloisium Doricos fratres [Valerio et Luigi Dorico], 1550 (colophon: « C Romæ apud Valerium, & Aloisium Doricos fratres. Anno M.D.L »).
Un petit volume in-8, 11 x 16 cm, signatures: A ii- Q iv. Intéressant post-incunable.
Reliure d’époque en vélin, dos lisse, deux petits nerfs apparents, titre, auteur et numéro du volume à la plume sur le dos.
Nom d’un ancien propriétaire sur la tranche supérieure, quelques inscriptions sur la première garde, trois tampons de bibliothèque sur la page de titre (deux en rouge du cabinet du comte Charles Chappaz de la Prat (1899-1968), le dernier en noir portant le nom « Biblioth. Spir »).
L’ouvrage s’ouvre en page de titre sur une belle vignette gravée portant les armes du pape Jules III (1487-1555) et contient plusieurs lettrines. A noter la très belle facture de l’impression, typique des ouvrages des frères Dorico.
Etat: ensemble légèrement dépareillé (jeu dans la reliure, ainsi qu’aux pp. 224-241), quelques petites taches sur la couverture, tranches salies, déchirure dans la garde collée du premier contreplat, mais intérieur particulièrement propre et frais. Beau livre, bien complet de tous ses feuillets.
Cet ouvrage a été publié à l’occasion du jubilé de 1550, au début du pontificat de Jules III, dans un contexte de profonde remise en cause des indulgences, notamment par la Réforme. Il cherche à clarifier la doctrine catholique en la matière, à un moment où le concile de Trente doite reprendre.
Son auteur, Giovanni Battista Poiana, est un religieux et juriste originaire de Vicence, qui a enseigné le droit canonique à Padoue en 1532, avant de s’installer à Rome en 1535.
Le livre a été imprimé par les frères Valerio et Luigi Dorico, des imprimeurs de Brescia actifs à Rome entre 1538 et 1559.
La Biblioteca Casanatense signale l’existence de deux tirages de ce texte, avec des typographies différentes (A et B). Notre édition est du type A. (Réf. Barberi, I Dorico, tipografi a Roma nel Cinquecento, pp. 221–261).








