[Peytel], Physiologie de la poire, 1832.

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PHYSIOLOGIE DE LA POIRE. Par Louis Benoit, jardinier.
Paris: Chez les libraires de la place de la bourse, et ceux du Palais-Royal, 1832.
In-8: 13 x 20 cm.
Edition originale de ce pamphlet contre Louis Philippe, composé par Sébastien-Benoît Peytel, paru sous le pseudonyme de Louis Benoît.
Reliure de l’époque en demi-basane brune marbrée à petits coins.

UGS : 7960 Catégorie :

Description

[Peytel, Sébastien-Benoît (1804-1839)]

PHYSIOLOGIE DE LA POIRE. Par Louis Benoit, jardinier.

Paris: Chez les libraires de la place de la bourse, et ceux du Palais-Royal, 1832.

In-8: 13 x 20 cm, XXX pp. [titre, correspondance (manque le faux-titre), 1 f. n. chiff. [« Programme en guise de préface » au ro.], 270 pp. [texte et table].

Edition originale de ce pamphlet contre Louis Philippe, composé par Sébastien-Benoît Peytel, paru sous le pseudonyme de Louis Benoît. Illustré d’une vignette de titre et de 15 culs-de-lampe gravés sur bois, notamment d’après Grandville.

« Louis Benoît est le pseudonyme de Peytel, notaire à Belley, qui fut condamné pour assassinat et exécuté à Bourg en Bresse le 28 octobre 1838. La Physiologie de la Poire est un violent pamphlet contre le gouvernement du roi Louis Philippe » (Vicaire, I, col. 390).

Reliure de l’époque en demi-basane brune marbrée à petits coins. Dos lisse avec pièce de titre de basane vert. Tranches vertes.

Gouttières légèrement frottées. Manque le faux-titre. Papier XIXe particulièrement propre.

« Les divagations du pseudo-botaniste tissent une toile de commentaires mordants sur Louis-Philippe, son entourage familial et le régime politique de la monarchie de Juillet. Nouée à la sédition contre le pouvoir royal, la mystification excentrique à laquelle se livre Peytel constitue une énorme blague qui pointe néanmoins une double crise au niveau de la représentation esthétique et politique. Exploitant tous les effets fantasmagoriques de l’identification du roi à une poire, le texte de Peytel se fait également iconoclaste et remet en cause l’imaginaire sacerdotal. » (Nesci, « Fragments d’un discours séditieux », 2017)