Description
Montluc, Blaise de
Commentaires de Messire Blaise de Montluc, Mareschal de France / Où sont descrits les combats, rencontres, escarmouches, batailles, sieges, assauts, escalades, prinses, ou surprinses de villes & places fortes, deffence des assaillies & assieges, auecques plusieurs autres faicts de guerre signaliez & remarcables, esquels ce grand & renommé Guerrier s’est trouée durant cinquante ou soixante ans, qu’il a porté les armes : ensemble diuers instructions, qui ne doyuent estre ignorees de ceux, qui veulent paruenir par les armes à quelque honneur, & sagement conduire tous exploits de guerre
Paris : Chez Abel L’Angelier, au premier piller de la grand’Salle du Palais, 1594.
Deux tomes reliés en un volume in-8 (13 x 18,5 cm), [8]-628-[26] pp., livres I-IV (tome Ier) ; livres V-VII (tome II). Signatures : A-Vviiij (t. Ier), Xx-Mmmmiij (t. II). Page de titre portant la vignette de l’imprimeur et têtes de chapitre joliment gravées.
Reliure en plein vélin, dos lisse, titre à la plume sur le dos. Ex-libris sur le premier contre-plat (Bibliothèque de Mme la Comtesse des Courtils).
Attention, la couverture est partiellement désolidarisée du livre, laissant apparaître les coutures, ainsi que des parchemins anciens utilisés pour la reliure. Le premier plat est percé dans la marge avec un manque visible, trois des quatre lacets de fermeture ont disparu et le cuir est uniformément sali.
Intérieur : page de titre légèrement défraîchie, avec une mouillure marginale qui se perpétue sur quelques feuillets, sinon livre tout à fait propre et bien complet.
Les «Commentaires» de Blaise de Montluc, collationnés après la mort de l’auteur par Florimond de Raedmond, ont été imprimés pour la première fois par Simon Millanges à Bordeaux en 1592. La deuxième édition (et première parisienne), présentée ici, est le fait d’Abel L’Angelier (1553?-1610), connu notamment pour avoir été l’imprimeur de Montaigne. Maréchal de France et grand témoin de son temps, Blaise de Monluc (1500-1577) évoque sa carrière dans les armes, alors que les guerres de religion déchirent le royaume de France. Loyal au roi, il sera un féroce opposant au protestantisme. Dans ses «Commentaires», il a écrit sobrement : « Les autres querelles se pacifient aisément, mais celle de la religion a longue suite ; et, encore que les gens de guerre ne soient pas fort religieux, ils prennent parti, et étant engagés, ils suivent puis après ». (Réf. Renouard, pp. 209-210, Balsamo, pp. 258-259).








