Virgile, L’ENEIDE DI VIRGILIO, 1760.

CHF4,000.00

In Parigi: Presso la vedova Quillau, 1760.
Complet en 2 volumes in-8.
Chaque volume comprend deux frontispices, le premier sous forme d’un portrait (Virgile, Annibal Caro), le second sous forme d’une scène de L’Enéide.
Reliure en maroquin vert d’époque, signées Derôme, frappées aux armes de la famille francomtoise de Gérézé
Magnifique ouvrage en grand papier.

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Description

VIRGILE

L’ENEIDE DI VIRGILIO del Commendatore Caro.

In Parigi: Presso la vedova Quillau, 1760.

Complet en 2 volumes in-8. I – 4 ff. + 6 ff. [A Sua Eccelenza Madama la Duchessa du C***, Spiegazione de’ Rami] + 314 pp. [Libri Primo-Sesto dell’ Eneide]. II – 4 ff. + 342 pp. [Libri Settimo-Duodecimo dell’ Eneide] + 2 ff. [Privilège du Roi].

Chaque volume comprend deux frontispices, le premier sous forme d’un portrait (Virgile, Annibal Caro), le second sous forme d’une scène de L’Enéide, ainsi qu’une page de titre gravée, tout comme les têtes de chapitre, les culs de lampe, le tout dessiné par l’artiste florentin Giuseppe Zocchi (1711-1767) et gravé par J. B. Pasquier, A. J. Defehrt, P. Chenu, B. L. Prevost, etc.

Reliure en maroquin vert d’époque, avec un triple filet doré en encadrement des plats et petits fleurons d’angles, portant les armes de ce qui est peut-être la famille francomtoise de Gérézé, dos lisse orné de fleurons et filet, garde en papier rouge, roulette sur les coupes, dentelle intérieure, tranches dorées.

Magnifique ouvrage en grand papier, dont la reliure est signée par le célèbre relieur et doreur parisien Nicolas-Denis Derome (1731-1790), comme l’atteste l’étiquette portant « Relié par Derome le Jeune, rue St. Jâque audeffus de St. Benoist ».

Ex-libris: André Gutzwiller.

Papier légèrement bruni, quelques rares mouillures et piqûres éparses, sinon très bel exemplaire frais et élégant, relié par un artisan de prestige.

La première édition de L’Enéide traduite par Annibal Caro (1507-1566) est parue à Venise en 1581. Elle est alors plébiscitée pour sa qualité et sera réimprimée à de très nombreuses reprises dans les siècles suivants. La réimpression de 1760, faite à Paris chez la veuve Quillau, avec privilège royal, est précédée d’une épître dédicatoire du 30 mai 1764 par Giusto Conti (v. 1720-v. 1790), qui en signe en quelque sorte l’édition. Ecrivain et traducteur italien établi à Paris dans la première moitié du XVIIIe siècle, Conti a également enseigné à l’Ecole militaire. On lui doit l’édition en France de nombreuses oeuvres littéraires de l’Antiquité (Tacite, Virgile, etc.), souvent dans leur traduction italienne.