Éthiopiques d’Héiodore d’Emèse, 1626

VENDU

In-8 : 11.5 x 17.5 cm.
Belle édition des Éthiopiques d’Héiodore d’Emèse illustrée d’un titre-frontispice et de 52 figures hors-texte de Daniel Rabel gravées sur cuivre par Michel Lasne, le même qui illustra l’Astrée.
Reliure en maroquin vert. Dos lisse orné à la grotesque avec pièce de titre en maroquin rouge.
Ex-libris : «D. D. Robert de St Victor». «Thomas Philip Earl of Grey, Wrest Park». «Viscount Mersey Bignor Park».
Beau volume, désirable et d’intéressante provenance.

UGS : 7650 Catégories : ,

Description

HELIODORE D’EMÈSE / MONTLYARD, Jehan de (trad.)

LES AMOURS DE THEAGENE ET CHARICLEE histoire éthiopique d’Héliodore, traduction nouvelle. Seconde Edition.

A Paris : Samuel Thiboust, 1626

In-8 : 11.5 x 17.5 cm, 1 f. de titre, 9 ff n. chiff. De pièces lim., 806 pp. de texte et fig., 9 ff. n. chiff. De tables.

Belle édition des Éthiopiques d’Héiodore d’Emèse illustrée d’un titre-frontispice et de 52 figures hors-texte de Daniel Rabel gravées sur cuivre par Michel Lasne, le même qui illustra l’Astrée. Seconde édition de cette traduction de Jean de Montlyard, après la première en 1623 .

Daniel Rabel (1578-1637) fut peintre, graveur et miniaturiste à la cour de Louis XIII.

Reliure en maroquin vert. Dos lisse orné à la grotesque avec pièce de titre en maroquin rouge. Trois filets en encadrement des plats et roulettes aux chasses.

Ex-libris : «D. D. Robert de St Victor»
Ex-libris : «Thomas Philip Earl of Grey, Wrest Park». Thomas de Grey, 2ème Comte de Grey (1781-1859), connu sous le nom de Lord Grantham, fut un homme politique. Ce dernier fit construire l’actuel demeure de Wrest Park entre 1834 et 1839.
Ex-libris : «Viscount Mersey Bignor Park». Charles Bigham, deuxième vicomte de Mersey, fit l’acquisition de Bignor Park en 1926.

Travail marginal de vers sur les 20 derniers ff., dos légèrement insolé. Sinon très beau volume, désirable et d’intéressante provenance.

Les Éthiopiques est un roman grec antique d’Héliodore d’Émèse (iiie ou ive siècle), divisé en dix livres. C’est l’histoire d’une princesse d’Éthiopie (terme désignant alors la Nubie), abandonnée à sa naissance par sa mère la reine Persina et transportée à Delphes où elle est élevée par le Grec Chariclès sous le nom de Chariclée et devient prêtresse d’Artémis. Assistant à des jeux gymniques à Athènes, elle rencontre un jeune Thessalien qui y concourt, nommé Théagène, et ils s’éprennent l’un de l’autre. Le récit se recommande par ses nombreux rebondissements, ses personnages très variés, et le pittoresque de ses descriptions. Il est plein de réminiscences d’Homère et d’Euripide. 

Aux xvie et xviie siècles, son aura fut très grande. Il était vu comme une œuvre majeure de l’Antiquité, au même titre que l’Iliade et l’Odyssée ou que l’Énéide de Virgile. Les éthiopiques sont imprimés pour la première fois à Bale en 1534. Jacques Amyot en donne une première traduction française en 1547.