Alciat, Emblèmes, 1583.

CHF2,000.00

Parisiis : Apud Hieronymum de Marnef & Viduam Gulielmi Cavellat, 1583.
In-8 : 11.5 x 17.5 cm.
Belle édition XVIe des Emblèmes d’André Alciat (1492-1550) avec l’épître et les commentaires de Claude Mignault, imprimée par Charles Roger pour Jérôme de Marnef & Guillaume Cavellat et enrichie de 211 figures sur bois attribuée à Cousin.
eliure du XVIIe en veau brun.
Désirable exemplaire du plus fameux livres d’emblème de la Renaissance.

Catégories : ,

Description

ALCIAT, André

OMNIA ANDREAE ALCIATI V. C. EMBLEMATA : cum commentariis, quibus Emblematum omnium aperta origine, mens authoris explicatur, & obscura omnia dubiaque illustrantur. Per CLAUDIUM MINOEM Divionensem. […]

Parisiis : Apud Hieronymum de Marnef & Viduam Gulielmi Cavellat, 1583.

In-8 : 11.5 x 17.5 cm, 1 f. de titre grav., 7 ff. n. chiff. de pièces lim., 717-[1] pp. de texte avec figures, table et colophon.

Belle édition XVIe des Emblèmes d’André Alciat (1492-1550) avec l’épître et les commentaires de Claude Mignault, imprimée par Charles Roger pour Jérôme de Marnef & Guillaume Cavellat et enrichie de 211 figures sur bois attribuée à Cousin.

Au total 211 emblèmes chiff. I à CCXIII (i.e. CCXI), 197 vignettes suivies de 14 gravures d’arbres pour les derniers emblèmes. Les bois de cette édition sont attribuées à Cousin. Toutefois, d’après Douce, certaines pourraient être de Pierre Woeiriot (1532-1559). (Green, Andrea Alciati and His Books of Emblems, no. 104).

Reliure du XVIIe en veau brun. Dos à cinq nerfs avec titre en capitales dorées et caissons à fleurons d’angle. Roulette aux coupes. Tranches rouges.

Coiffes habilement restaurées. Quelques mouillures marginales. Deux derniers ff. remargés.

Désirable exemplaire du plus fameux livres d’emblème de la Renaissance.

André Alciat (1492-1550), né à Alzate Brianza et mort à Pavie, émlue de Guillauem Budé, fut l’un des premiers représentants du courant dit de l’humanisme juridique.
Les Emblèmes (Emblemata), recueil d’allégories en vers latins sur des sujets moraux, de loin son œuvre la plus connue, eut beaucoup de succès en Europe (127 éditions répertoriées par Green jusqu’en 1600). La première édition partielle des Emblemata  paru à Milan en 1522.

Les livres d’emblèmes furent très à la mode au XVIe siècle. Ils associent une image, une épigramme et une devise plus ou moins mystérieuse. « L’art de l’emblème consiste non pas à délivrer en pleine clarté des significations, d’ordre généralement moral, prêtes à être passivement reçues par le lecteur, mais à inciter ce dernier à retrouver, en reconstituant la logique qui a présidé à l’association singulière d’une figure ou d’une épigramme, l’évidence du sens qui en porte absence et présence » (Chatelain, Lire pour croire, 1992).

Les Emblemata répondent à l’engouement pour les images énigmatiques lancé par deux ouvrages célèbres, qui sont pour leur époque d’immenses succès de librairie : tout d’abord l’incontournable Songe de Poliphile (1499) , puis l’
Hieroglyphica d’Horapollon, dont la traduction grecque est publiée en 1505 à Venise par Alde l’Ancien.