Chronique de Joinville, 1561.

VENDU

A Poitiers, De l’Imprimerie d’Enguilbert de Marnef, s.d [vers 1561].
me édition que celle de Poitier, 1561, mais sans date. L’édition de 1561 est la deuxième de la version du texte par De Rieux. L’originale, parue en 1547, est la première édition imprimée de la Chronique de Joinville.
Reliure du XIXe siècle en maroquin rouge entièrement fleur-de-lysée signée Bauzonnet-Trautz.
L’édition d’Antoine Pierre de Rieux, parue à Poitiers en 1547, constitue bien l’édition princeps de cette célèbre chronique de la vie de saint-Louis.

Catégorie :

Description

JOINVILLE, Jean (Sire de)

L’HISTOIRE & CRONIQUE DU TRESCHRESTIEN ROY S. LOYS, IX. du Nom, & XLIIII. Roy de France. Escritte par feu messire Ian Sire, Seigneur de Ionville, & Seneschal de Champagne, familier & contemporain dudit Roy S. LOYS. Et maintenant mise en lumière par Antoine Pierre de Rieus.

A Poitiers, De l’Imprimerie d’Enguilbert de Marnef, s.d [vers 1561].

In-4: 5 ff. n. chiff. de titre et épître, 161 ff. chiff. de texte, 5 ff. n. chiff. de tables.

me édition que celle de Poitier, 1561, mais sans date. L’édition de 1561 est la deuxième de la version du texte par De Rieux. L’originale, parue en 1547, est la première édition imprimée de la Chronique de Joinville.

Dédiée à François Ier, cette édition fut faite d’après un manuscrit appartenant au roi René, aujourd’hui perdu. De Rieux, l’éditeur, ne manqua pas de modifier et rajeunir le texte selon le goût de l’époque. (Tchemerzine, VI, pp. 288-289).

Reliure du XIXe siècle en maroquin rouge entièrement fleur-de-lysée signée Bauzonnet-Trautz. Dos à 5 nerfs avec auteur et édition en capitales dorées. Caissons habillés de fleurs-de-lys. Roulettes aux coiffes. Plats orné d’un semé fleur-de-lysé encadré de deux filets et d’une roulette. Complexes dentelles aux chasses. Toutes tranches dorées.

Ex-libris gravé: « Eva Behr, her book ». Ex-libris manuscrit sur la page de garde: « ex bibli. Lui. morel. » Bel exemplaire, magnifiquement revêtu.

Les « Mémoires » de Joinville, ou « Le livre des saintes paroles et des bonnes actions de saint Louis » fut composé à la demande de Jeanne de Navarre, reine de France, morte en 1305. Le récit compte deux volets: la croisade de 1248 à 1254 et l’histoire des seize années suivantes, morceau composé de nombreuses anecdotes. On estime que Joinville a écrit sont oeuvre entre 1305 et 1309. En effet, le manuscrit le plus ancien conservé, non autographe, datant du milieu du XIVe siècle, s’achève par « Ce fu escript en l’an de grâce mil. CCC. et IX ». Le manuscrit utilisé par Antoine Pierre de Rieux, aujourd’hui perdu, avait été trouvé par ce dernier à Beaufort-en Vallée, parmi des registres du roi René d’Anjou. Ménard, qui donne une autre édition des « Mémoires » de Joinville en 1617, utilisa une copie trouvée à Laval, également perdue. Aujourd’hui, c’est bien le manuscrit dit de Bruxelles qui fait fois, il fut rapporté à Paris après la paix d’Aix-la-Chapelle (1748). D’après les enluminures, on peut estimer son exécution autour des années 1330-1340. L’édition d’Antoine Pierre de Rieux, parue à Poitiers en 1547, constitue bien l’édition princeps de cette célèbre chronique de la vie de saint-Louis. Réf. Molinier, « Jean, sire de Joinville », Manuel de bibliographie historique, 1903, 3, pp. 104-113.